L’œuvre d’Eugène Dodeigne (1923-2015) est marquée du sceau d’une certaine unité. Au contact de Constantin Brancusi, l’artiste formule très tôt dans sa carrière de sculpteur la nécessité de transmettre l’énergie de la pierre, sa tension entre surface et volume, qu’il décline dans des sculptures à la figuration expressive et sans concession. A son esthétique dépouillée et à son caractère sacral, Sans Titre (1997) peut évoquer un monument funéraire issu d’une civilisation originelle, dont la présence et la force symbolique sont intemporelles.