Patrick Fleury

Arc large

Patrick Fleury est un artiste né en 1951. Il divise l'espace pour donner une dynamique interne-externe à ses oeuvres. L'arc large revisite la forme classique d'un cadran solaire avec une touche moderne.

Eugène Dodeigne

Carré

L’œuvre d’Eugène Dodeigne (1923-2015) est marquée du sceau d’une certaine unité. Au contact de Constantin Brancusi, l’artiste formule très tôt dans sa carrière de sculpteur la nécessité de transmettre l’énergie de la pierre, sa tension entre surface et volume, qu’il décline dans des sculptures à la figuration expressive et sans concession. A son esthétique dépouillée et à son caractère sacral, Sans Titre (1997) peut évoquer un monument funéraire issu d’une civilisation originelle, dont la présence et la force symbolique sont intemporelles.

César

Expansion n°1

Nous connaissons de César (1921-1998) son travail sur les Compressions, réalisées au moyen d’une presse hydraulique, synthèses d’un hasard ordonné par un geste sculptural réinventé. Nous connaissons moins ses Expansions en fonte de fer, dont l’artiste a produit six pièces uniques en 1991. Expansion N°1 , Grosse ronde, toute en paradoxe entre mollesse formelle et rugosité du matériau, revêt un aspect tellurique dû à la rouille. A l’aléatoire du processus créatif se juxtapose celui de la transformation des matières dans le temps, ce qui fait de cette pièce une œuvre à la fois monumentale et vivante.

Bernar Venet

Obliques

Avant-cour

Bernar Venet, né en 1941 est un artiste d'avant-garde à l'origine d’un art conceptuel, dont ses sculptures d'acier corten « Lignes indéterminées» ou « obliques » sont emblématiques de son discours. Son travail, intense et rigoureux, ne cesse de poser la question de la relation de l’art avec le paysage et l’architecture.

L’œuvre «9 lignes obliques» ici exposée mène le regard du spectateur à se perdre jusqu’au ciel. La monumentalité radicale de l’œuvre prend alors toute sa force, dans la perspective du château et des remparts qui se dessinent juste après.

Vassily Takis

Éolienne

Cour Antoine Bourdelle

Takis, né en 1925, est un artiste plasticien grec qui s'est intéressé très tôt à l'art cinétique. Le vent, la signalétique et les champs magnétiques sont ses domaines de recherche privilégiés.

D’aspect monumental, les sculptures qu’il crée sont pensées pour interagir avec l’espace, insufflant aux paysages un caractère d’étrangeté. Evoquant à la fois des signaux ferroviaires futuristes et des figures totémiques d’un autre âge.

06 AB

Stéphane Ducoux

Cour Antoine Bourdelle

Dédiée au sculpteur français Antoine Bourdelle, né en 1861, cette cour est un lieu de rencontre entre la nature et la sculpture. Des bronzes de l’artiste, prêtés par le Musée Bourdelle de Paris, prennent place dans un jardin de pommiers conçu par le paysagiste Stéphane Ducoux en 2000. Précurseur de la sculpture monumentale du XXème siècle, Antoine Bourdelle, qui fut praticien et collaborateur de Rodin, développe un style romantique en réaction à une sculpture devenue selon lui trop expressive.

Robert Couturier

La Savonette

Cour d'honneur

Sculpture en bronze. Robert Couturier (1905-2008) fut un élève d’Aristide Maillol.

Tony Matelli

L'arbre

Cour d'honneur

Tony Matelli, né en 1971 est un magicien de la peinture sur bronze. Ses œuvres jouent sur les dualités, convoquent le réel et l’imaginaire. Elles revendiquent la simplicité parfois absurde du quotidien et remettent en cause l’ordre des choses. L’œuvre présentée au Donjon de Vez fait partie intégrante de cette ligne esthétique. Rappelant l’arbre que l’on plante dans les projets d’embellissement des villes ou en bordure de parkings, l’œuvre de Matelli se joue des représentations établies en transformant fleurs et feuilles en pièces et billets américains.

Sol LeWitt

Wall drawing

La grande salle du Rez-de-chaussée accueille une œuvre de l’artiste américain Sol LeWitt, réalisée en 1995, qui s’étend sur les quatre murs de la pièce. Né en 1928 aux Etats-Unis, Sol LeWitt a bouleversé la scène artistique des années 60 avec une pratique radicale visant à la réduction des formes et des couleurs à leur plus simple expression. Cette épuration de la forme se traduit par une géométrisation du motif et par une gamme de ton limitée aux seules couleurs primaires. Par son « Wall Drawing », Sol LeWitt nous propose une série de rigoureuses combinaisons géométriques.

Pascal Cribier

Jardin minimaliste

Cour d'honneur

En 1990, le célèbre paysagiste du jardin des Tuileries, Pascal Cribier, crée pour le Donjon de Vez un jardin minimaliste qui revisite l’iconographie médiévale et la tradition du jardin clos. Des quadrilobes végétaux, formes emblématiques du Moyen Age, se mêlent à des bouquets de gaura, évoquant les tapisseries médiévales aux «mille fleurs». L’organisation de la végétation, axée sur un jeu de niveau, nous rappelle qu’au Moyen Age la perspective, qui n’existe pas, la simulation se fait par des variations de volumes et des hauteurs inversées. Classé «Jardin remarquable» par le ministère de la Culture, il est l’un des rares jardins contemporains à bénéficier de ce label.

François Morellet

Ancienne cheminée

Cour d'honneur

C’est dans l’ancienne cheminée du corps de logis, aujourd’hui disparu, que l’artiste français François Morellet, a conçu en 1999 une œuvre minimaliste dans le cadre de l’exposition L’art Surprend l’éclipse. Né en 1926, François Morellet a intégré le tube de néon dans ses productions dans les années 60 pour venir développer des intégrations architecturales au cours des années 70. De son vivant, il a été le second artiste à voir son œuvre intégrer les collections du Musée du Louvre.

Jean-Pierre Raynaud

Pot doré

Cour d'honneur

Derrière la chapelle, un miroir d’eau met originalement en valeur les ruines de l’ancien logis fortifié. Conçu par Pascal Cribier, cet aménagement offre un perpétuel jeu de lumière en fonction de l’ensoleillement, et un lieu d’exposition privilégié pour le Pot Or de Jean-Pierre Raynaud, une sculpture monumentale recouverte de feuilles d’or. Né en 1939, l’artiste est aussi célèbre pour ses œuvres de faïence blanches. Un autre Pot Or, de plus grande dimension, est actuellement exposé sur la terrasse du Centre Georges Pompidou à Paris.

Antoine Bourdelle

Allégories

Cour d'honneur

Trois œuvres monumentales d’Antoine Bourdelle en bronze évoquent l‘éloquence, la force et la liberté. Elles furent conçues pour la statue équestre du général Alvear à Buenos Aires, en Argentine.

Daniel Buren

Verrières

RdC Chapelle

Daniel Buren, né en 1938, est le fondateur du Groupe BMPT, avec Mosset, Parmentier et Toroni, créé en 1967. Lors de leurs expositions, chaque artiste adopte un motif plastique qu’il répète. Buren choisit pour sa part des bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm. Cet esthétisme se retrouve dans l’œuvre, créée spécialement pour la chapelle du Donjon, en 2005. Intervenant sur les deux grandes verrières, il offre une perception originale du lieu, en jouant sur les lumières et les lignes.

Emmanuel Frémiet

Gisants

RdC Chapelle

C’est en pénétrant dans la nef de la chapelle que l’on peut admirer les gisants en marbre blanc, sépultures de Léon Dru et de son épouse, anciens propriétaires de Vez. Réalisées par le sculpteur Emmanuel Frémiet, né à Paris en 1824, ces réalisations sont un magnifique exemple de sculpture néo-gothique. Si Emmanuel Frémiet s’est principalement consacré à la sculpture animalière, il s’est aussi illustré dans le cadre de commandes d’Etat. On lui doit la première statue équestre de Jeanne d’Arc, érigée Place des Pyramides à Paris, ou encore celle de Saint-Michel qui orne la pointe du clocher de l’église du Mont-Saint-Michel.

16-EC1

Eric Croes

Oratoire Chapelle

Eric Croes (né en 1978) a trouvé dans la céramique une technique qui lui permet d’exprimer pleinement son imaginaire fantasque et onirique. Son œuvre sculpturale, où cohabitent éléments anthropomorphiques et objets du quotidien, brouille sciemment la frontière entre art et artisanat. De ce travail original de la céramique émane une jubilation de formes et de couleurs, propice à la rêverie et au voyage, dont l’œuvre exposée à Vez est un parfait exemple.

Gustave Eiffel

Salle Eiffel - Charpente

Remarquable par son armature en berceau, conçu par le célèbre ingénieur français Gustave Eiffel, la salle Eiffel rend hommage au génie civil français. Cette architecture métallique n’est pas sans rappeler l’apport de Léon Dru, grand industriel du génie civil et ancien propriétaire du château de Vez, qui rendit au donjon son caractère féodal. Protecteur du patrimoine et des arts, Léon Dru a également contribué à l’enrichissement des collections nationales, en offrant deux œuvres de Chardin au Musée du Louvre, et en aidant l’État à faire l’acquisition du château d’Azay-le-Rideau.

Lee Ufan

Relatum X

Avant-cour

Depuis 2015, un an après sa remarquable exposition au Château de Versailles, Vez a le plaisir d’accueillir une œuvre de l’artiste coréen Lee Ufan.

Son vocabulaire est faussement réducteur. Cette sculpture, tel un dialogue entre l’être et le temps, relient la nature à la conscience humaine par la confrontation de la plaque d’acier, métaphore d’une société industrialisée, et la pierre, symbole de la nature.

Tadashi Kawamata

Cabanes

Avant-cour

La basse-cour, qui abritait initialement les écuries, les magasins et les réserves du château, accueille aujourd’hui une installation de l’artiste japonais Tadashi Kawamata. Né à Tokyo en 1953, reconnu sur la scène internationale, il a fait du bois son matériau de prédilection. L’œuvre in situ suspendue dans les arbres est emblématique du travail de l’artiste qui, par des constructions improbables, modifie notre perception du lieu et nous invite à l’expérimenter différemment.

20-V1

Michel Verjux

Galeries souterraines

Situées en contrebas de la basse-cour, les galeries souterraines médiévales, taillées à même la roche, ont servi à l’extraction des pierres utilisées pour la construction du château. C’est au cœur de ce souterrain que l’artiste français Michel Verjux a réalisé, en mars 2011, un dispositif lumineux. Né en 1965, l’artiste développe un art du dispositif, où la lumière occupe une place essentielle, insistant ainsi sur la manière de montrer les choses, plus que les choses elles-mêmes.