L’exposition « La sculpture américaine au Donjon » se prolonge en 2005 pour une seconde saison, rassemblant les œuvres de quatorze artistes, américains pour la plupart, ou vivant à New York, comme les Français Bernar Venet et Alain Kirili. Elle couvre quarante années de création, de Primo Piano III de David Smith (1962) à Monk de George Condo (2002).
Certaines pièces sont familières au public français, comme le Stabile de Calder, L’Étoile du Jour de Mark di Suvero, ou les sculptures minimalistes exposées dans la Salle des gardes.
D’autres sont plus insolites et révèlent des aspects méconnus d’une riche histoire : l’œuvre fondatrice de David Smith, celle de Robert Indiana, figure du pop art, ou encore celle de Joel Shapiro. Ces œuvres témoignent à la fois d’une culture – à travers les sculptures-mots, les sculptures-chiffres ou les références à l’art européen – et d’un véritable renouvellement de la sculpture américaine à partir des années 1960, avec l’essor de la grande sculpture construite américaine.

MARK DI SUVERO, Krofted (1995)

SOL LEWITT, Sans titre (1966-68)

BERNAR VENET, Arcs sculptures (2000)



