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Pour l’Amour de Vénus

Après avoir traversé les âges, la figure de Vénus s’installe au Donjon de Vez. À l’occasion de son exposition Pour l’amour de Vénus, la déesse aux multiples facettes fait l’objet d’une carte blanche donnée à cinq artistes : Ben, Vincent Corpet, Fabrice Hybert, Stéphane Pencréac’h et Bernard Rancillac, qui ont chacun reçu une reproduction en plâtre grandeur nature de la Vénus de Milo, réalisée par l’atelier de moulages du Louvre et des musées de France et sur laquelle ils étaient libres d’intervenir.

« Qu’il s’agisse de ce qu’on nomme communément les Vénus préhistoriques, les vénus cycladiques ou les vénus africaines, toutes (les Vénus) ne parlent finalement pour nous que de la même chose : d’une idée de la femme et du désir, d’un idéal en constante évolution au cours des siècles.»

Salvador Dali, Arman, Yayoi Kusama, Yves Klein…

 


 

2003 : Vue de l’exposition « Pour l’amour de Venus »

 


 

2003 : Vue de l’exposition « Pour l’amour de Venus »

 


 

 


 

 

 

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La sculpture américaine au Donjon II

L’exposition « La sculpture américaine au Donjon » se prolonge en 2005 pour une seconde saison, rassemblant les œuvres de quatorze artistes, américains pour la plupart, ou vivant à New York, comme les Français Bernar Venet et Alain Kirili. Elle couvre quarante années de création, de Primo Piano III de David Smith (1962) à Monk de George Condo (2002).

Certaines pièces sont familières au public français, comme le Stabile de Calder, L’Étoile du Jour de Mark di Suvero, ou les sculptures minimalistes exposées dans la Salle des gardes.

D’autres sont plus insolites et révèlent des aspects méconnus d’une riche histoire : l’œuvre fondatrice de David Smith, celle de Robert Indiana, figure du pop art, ou encore celle de Joel Shapiro. Ces œuvres témoignent à la fois d’une culture – à travers les sculptures-mots, les sculptures-chiffres ou les références à l’art européen – et d’un véritable renouvellement de la sculpture américaine à partir des années 1960, avec l’essor de la grande sculpture construite américaine.


 

MARK DI SUVERO, Krofted (1995)

 

SOL LEWITT, Sans titre (1966-68)

 

BERNAR VENET, Arcs sculptures (2000)

BERNAR VENET, Arcs sculptures (2000)

 

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Tadashi Kawamata

En 2009, le Donjon de Vez accueille une installation in situ de l’artiste japonais Tadashi Kawamata. Dans les érables de la basse-cour, autrefois occupée par les écuries et les réserves du château, l’artiste suspend trois cabanes en bois, appelées « huts ». Ces structures, inaccessibles aux humains, sont conçues à partir de matériaux de récupération — planches, cageots, bois de récupération — un procédé typique de son approche artistique.

Kawamata, né à Tokyo en 1953, s’est imposé sur la scène internationale grâce à ses installations en bois brut qui oscillent entre sculpture, architecture pauvre et art contextuel. Avec ses « huttes » nichées dans les arbres qui défient le jardin ordinaire, l’artiste nous invite à changer notre perception du lieu et à l’expérimenter différemment.

 


 

TADASHI KAWAMATA, Tree Huts (2009) © Athis Hourdry - Soyez

TADASHI KAWAMATA, Tree Huts (2009) © Athis Hourdry - Soyez

 

TADASHI KAWAMATA, Tree Huts (2009) © Athis Hourdry - Soyez

 

TADASHI KAWAMATA, Tree Huts (2009) © Athis Hourdry - Soyez

TADASHI KAWAMATA, Tree Huts (2009) © Athis Hourdry - Soyez